Numéro 12
le 6 novembre 2009
Ce matin-là il ne pleut plus et déjà les
chemins sont presque secs. Tant mieux je vais pouvoir courir sans
être mouillée. Le jour est de la partie même à 7 heures et quart.
La circulation a repris ses droits et les autobus qui en temps de
vacances sont rares, ce matin sont bien nombreux à
rouler.
Je prends comme à mon habitude le chemin
qui va vers le lac, celui-ci depuis quelques mois est balisé avec
deux traits un rouge et un blanc comme les grands chemins de
randonnée !
Au niveau du Collège c’est Jojo qui
déboule à son allure sur le sentier, il vient de la piscine avec
son bâton, ses écouteurs vissés aux oreilles.
Tout de suite après, dans la petite montée
du pont du tennis, trois collégiens bien bavards se pressent avant
la rentrée de leur classe et au loin j’aperçois une
silhouette noire, une femme qui se hâte peut-être vers le
bus.
Ce matin j’ai du souffle que
j’ai retrouvé au fur et à mesure des entraînements
hebdomadaires. Facilement je file sur le chemin, pour ne pas perdre
ce que j’ai acquis avant hier et faire au moins aussi
bien : il me faut encore dépasser le petit pont de bois et
atteindre le pont de pierre vers Tournefeuille. Tout est tranquille
c’est encore tôt et personne ne se profile sur ce bout de
chemin.
Au retour sur le chemin parallèle sur la
rive opposée du Touch une femme marche vers Plaisance mais elle
assez lointaine et peu visible. Le haut-parleur du Collège tout
proche incite les élèves à se mettre en rang devant les classes
pour être fin prêt à travailler dès la sonnerie. Curieusement ils
sont déjà groupés et rentre en classe.
Il me faut toujours faire des efforts pour
terminer mon parcours, vous l’aurez bien compris, car rien
n’est gagné d’avance dans ces petits défis du
matin.
C’est le retour par l’avenue
de Lingfield et la rue des Mimosas, la maison, les
étirements..
Un petit déjeuner préparé avec amour par
Jo me redonnera alors des forces et le désir de recommencer
après-demain.
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